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Analyses Saison 2020-2021

Presnel Kimpembe, les hauts et les bas du vice-capitaine

Après Marquinhos et Diallo, c’est au tour de Presnel Kimpembe de passer sous notre radar d’analyse de sa saison 2020-2021 par l’intermédiaire des statistiques. On y trouve du bon mais aussi du moins bon. Analyse en chiffres et en graphiques des performances du vice-capitaine du PSG.

On a aimé

Qu’il soit ultra solide défensivement

Même si sa saison a été un peu chaotique, il y a bien un domaine où Kimpembe ne peut pas être pris en défaut, c’est la bagarre. Quand ça frotte, qu’il y a de la viande, que c’est physique, il répond invariablement présent, comme lors de la double confrontation face au Bayern en quarts-de-finale de Champions League où il a été héroïque.

Et si, malgré une saison finalement en dents de scie, Deschamps l’a encore appelé pour l’Euro et en a même fait un titulaire, c’est bien parce que Presko apporte plus que n’importe qui dans l’impact défensif. En duel en un contre un, il reste une référence et a encore cette saison les meilleures statistiques du PSG en la matière :

Avec 62.6 % de duels gagnés, il devance tous ses coéquipiers, y compris ceux de la défense centrale. Deux petits bémols à propos de ses stats de duels : il est en retrait par rapport à la saison précédente (69 % de duels remportés) et, surtout, son taux en Champions League est beaucoup plus bas (53 %).

Il a livré plusieurs copies parfaites ou presque en termes de duels cette saison en Ligue 1 : 8/8 face à Marseille et à Nîmes en début de saison (seul Bakker a fait mieux cette saison avec son 9/9 contre Dijon), ou plus récemment un 6/7 à Lyon.

Il n’y a pas que dans les stats de duels que le vice-capitaine parisien s’est distingué cette saison.

De notre panel de centraux, c’est lui qui présente les meilleures stats en cumulant les différentes d’interventions défensives (tacles, dégagements, interceptions et tirs contrés) avec 5.73 par 90 minutes, juste devant Marquinhos (5.71). Diallo (5) et Kehrer (4.8) sont plus loin. Avec trois tirs contrés à Lorient, il détient d’ailleurs le record pour un Parisien cette saison.

Son efficacité dans les duels est particulièrement visible dans ses stats de tacles :

Avec 82.1 % de tacles réussis, il présente le meilleur taux de tout l’effectif (à égalité avec Dagba). Son volume de tacles n’est pas très élevé mais il utilise parfaitement cette arme défensive.

Seul petit bémol là aussi, son rendement est bien moindre en Champions League puisqu’il n’y a réussi que 68 % de ses tacles. Diallo et Marquinhos présentent à l’inverse des meilleures stats en Champions League qu’en Ligue 1.

D’ailleurs, il n’y a pas qu’en matière de tacles réussis que les trois autres défenseurs centraux le devancent en Champions League :

Il est le seul des défenseurs centraux à voir ses stats diminuer en Champions League, alors qu’intuitivement on pourrait se dire que comme la compétition est plus relevée et que le PSG a moins le ballon, les interventions défensives doivent être plus fréquentes. C’est bien le cas pour Diallo, Kehrer (dont les stats ne sont néanmoins pas vraiment parlantes car il n’a joué que 70 minutes en Champions League) et Marquinhos, mais pas pour Kimpembe.

Le constat est le même avec le dernier indicateur mobilisé ici : les ballons récupérés.

Kimpembe devance ses trois collègues en Ligue 1, mais sa moyenne de ballons récupérés chute drastiquement en Champions League alors qu’elle augmente chez Diallo et Marquinhos. C’est même lui qui a la plus basse moyenne des quatre centraux analysés ici.

L’action de l’année à Lille

16ème journée de Ligue 1, le PSG, deuxième, se déplace à Lille, premier. Le PSG domine la rencontre mais ne parvient pas à marquer. Kimpembe a d’ailleurs failli tromper son copain du centre de formation Mike Maignan sur un coup de pied arrêté, mais sans plus de succès que Kean et consorts.

L’action de l’année se déroule à la 78ème minute : suite à un corner parisien sur lequel il n’était pas monté (Kehrer et Marquinhos étaient eux devant), les Lillois lancent un contre à quatre joueurs. Gueye ne parvient pas à faire faute sur Yilmaz et Kimpembe se retrouve à jouer un un contre quatre.

Pour rajouter une difficulté supplémentaire, il se blesse dans sa course (on le voit avoir un mini temps d’arrêt et se toucher la cuisse).

Mais alors que Yilmaz se prépare à entrer dans les 18 mètres, avec trois coéquipiers à ses côtés, il se fait surprendre par Kimpembe qui, dans un tacle désespéré et héroïque, contre le ballon !

Le ballon lui reste dans les pieds et il parvient même, allongé et diminué, à éloigner le danger définitivement.

Grâce à cette action incroyable, le PSG ne prendra pas de but et la rencontre se soldera par un 0-0. Kimpembe sera pour sa part absent près d’un mois à cause de cette blessure. C’est toute sa générosité et son sens du sacrifice qui se voient sur cette action. Combien de joueurs de cet effectif aurait eu la hargne et le cœur suffisants pour se remettre de cette blessure en pleine course et aller tacler ? Cela résume d’ailleurs bien sa saison : de l’engagement, de l’envie mais aussi des limites physiques.

Dans la course au titre, ce point sauvé par Presko a eu son importance, même si au final, les Lillois, notamment grâce à leur victoire au Parc des Princes début avril, ont fini par être quand même champions de France.

Vous pouvez retrouver cette action via le lien Youtube du compte de Simon :

Kimpembe saved a four against one counterattack – YouTube

Qu’il perpétue la tradition des défenseurs centraux parisiens très précis

De quelle tradition parle-t-on ? Celle qui fait d’un joueur du PSG, et en particulier un défenseur central, l’acteur de Ligue 1 le plus précis dans ses passes.

En effet, depuis la saison 2012-2013, il n’y a qu’un seul exercice où le titre de joueur avec le plus haut taux de réussite dans ses passes a échappé à un membre du club de la capitale (Le Lillois Soumaoro en 2018-2019). Sinon, tous les ans, ce trophée symbolique revient systématiquement à un joueur du PSG.

Kimpembe a donc poursuivi cette saison cette incroyable série. C’est même la deuxième fois qu’il obtient ce titre honorifique, après l’exercice 2016-2017. Cette stat est même tellement trustée par les joueurs du PSG que sur les neuf dernières saisons, ils sont en moyenne six dans les dix premiers.

Et cette année encore, le nombre de Parisiens figurant dans le Top 10 de ce classement est ahurissant. On retrouve en effet 7 joueurs de la capitale aux 10 premières places selon le classement établi par le site www.whoscored.com.

On voit que Kimpembe a devancé de peu le Belge Denayer. Les défenseurs centraux du PSG occupent quatre des six premières places.

Kimpembe a le pied sûr. Depuis ses débuts professionnels, il n’est jamais descendu sous la barre des 92 % de passes réussies.

Ses 95 % de cette année ne constituent même pas son record puisqu’il est monté jusqu’à 95.3 % en 2017-2018.

Sur ses cinq saisons pleines avec Paris, il a donc été désigné joueur le plus adroit à deux reprises. Mais il a aussi fini deuxième deux fois et une fois quatrième !

Concrètement, cela signifie qu’il a réussi 1 870 passes cette saison, rien qu’en Ligue 1. Il en a raté 98 en 28 matches et 2 307 minutes. Soit une passe ratée toutes les 24 minutes. A titre de comparaison, Neymar en rate une toutes les 8 minutes.

Il n’y a pas un match de Ligue 1 cette saison où il a raté plus de 10 passes ! S’il n’a pas atteint la barre des 100 passes effectuées sur un match cette saison, on en recense cinq à plus de 90 passes tentées et quatre à plus de 90 passes réussies (dont les matches contre Lyon et Monaco).

Il a même disputé un match (presque) entier sans rater une passe : à Rennes, avant de se faire expulser, il avait réussi les 65 passes qu’il avait tentées !

Prochaine étape : augmenter le nombre de passes longues (qui ne représentent même pas 4 % des passes qu’il tente aujourd’hui). Pour sûr, on ne lui en voudra pas si son taux de passes réussies baisse, si c’est pour amener un peu de danger avec du jeu long…

On a moins aimé

Sa responsabilité en partie engagée lors de plusieurs buts entraînant des défaites

Il n’y a qu’un seul joueur dans l’effectif parisien qui était sur le terrain lors des 13 défaites parisiennes (8 en Ligue 1 et 5 en Champions League) et c’est le pauvre Presko. Selon le point de vue que l’on retient, on peut déduire deux choses de cette donnée : la positive, c’est que contrairement à beaucoup de ses coéquipiers, y compris de la défense centrale, il n’a pas raté beaucoup de matches cette saison. La négative c’est qu’il n’a pas su éviter les défaites parisiennes cette saison.

Avec 13 défaites en 39 matches disputés, Kimpembe affiche le triste ratio d’une défaite tous les trois matches. Sa moyenne de points par match (Ligue 1 et Champions League) est logiquement la plus faible de tout l’effectif parisien (1.79).

Alors, simple hasard ou réelle causalité ? Presnel est-il en partie responsable des défaites parisiennes cette saison ? En Champions League, lors de quatre des cinq défaites parisiennes, il est loin d’être irréprochable :

  • seconde mi-temps catastrophique face à United en poules (dépassé par la vitesse de Rashford, en difficulté pour gérer la profondeur, beaucoup d’occasions dans sa zone)
  • un pénalty provoqué et une expulsion à Leipzig
  • un peu trop attentiste sur le but de Choupo au retour face au Bayern en quart
  • curieusement transpercé dans le mur sur le coup-franc victorieux de Mahrez lors de la demi-finale aller face à City

En Ligue 1, sur les huit défaites parisiennes, s’il n’a rien à se reprocher lors des revers à Lens et face à Marseille, il peut être considéré comme en partie fautif lors des six autres :

  • directement impliqué sur le but du 2-1 à Monaco où il ne parvient pas à dégager le ballon
  • mésentente dans la relance avec Paredes sur le seul but du match face à Lyon
  • totalement absent des débats à Lorient : incapable de dégager le ballon sur le 1er but, tacle dans le vide sur Wissa pour le 2ème, et parti à l’abordage pour tenter d’arracher la victoire sur le 3ème but en contre
  • impliqué sans être réellement coupable sur les deux buts monégasques au Parc et sur celui de Lille (où il laisse quand même Ikoné centrer)
  • complètement débordé par Kolo-Muani une grosse partie du match et surtout sur le second but nantais en fin de saison

Le bilan est donc assez terrible pour le pauvre Presko. Sur une saison entière, il n’a pas commis tant d’erreurs que ça, peut-être même moins que ses collègues de la défense, mais le sort s’est un peu acharné sur lui en transformant en but chacune ou presque de ses maladresses.

On remarquera au passage que lors de cinq des neuf matches identifiés où il s’est en partie loupé, il était capitaine. Faut-il en déduire qu’il se met de la pression sur ces matches-là et qu’il perd ainsi un peu ses moyens ? Qu’il n’arrive pas à gérer cette responsabilité ? Ou, tout simplement, qu’il est meilleur quand Marquinhos est là ? Sûrement un peu des deux.

Bien sûr, on peut mettre une partie de ces erreurs sur le compte de l’accumulation de matches dans une saison disputée sans préparation. Il est d’ailleurs le joueur de champ qui a passé le plus de temps sur le terrain (Ligue 1 + Champions League), juste derrière Mbappé :

Mais il est clairement impliqué lors de trop de buts et de défaites pour ne pas voir un lien entre ses prestations et les résultats de l’équipe.

L’indicateur du site fbref.com qui met en relation, pour chaque joueur, les buts marqués et encaissés par leur équipe selon leur présence sur le terrain, fait d’ailleurs de Kimpembe le joueur avec le plus faible impact positif de l’effectif parisien en Ligue 1 (différentiel de + 1.06 buts/90 minutes).  

Son manque de discipline

7 cartons jaunes et 2 rouges en 39 matches : le bilan « disciplinaire » de Kimpembe n’est clairement pas bon. Les deux expulsions sont d’ailleurs assez semblables et témoignent à la fois de la générosité et de la fragilité mentale du vice-capitaine.

A Leipzig, dans un match tendu, il craque complètement en fin de match en fauchant Poulsen qui s’échappait vers le but, quand il sent que malgré tous ses efforts, la partie échappe à son équipe. Bis repetita à Rennes où, frustré de voir son équipe laisser le titre lui échapper, il se sacrifie en cisaillant Doku qui, là aussi, allait filer vers le but de Navas.

Impossible de ne pas voir dans ces deux expulsions, la fatigue mentale, l’extrême nervosité d’un joueur ultra sollicité. La gestion des émotions a souvent été un de ses points faibles, alors dans une saison à rallonge comme celle-ci, il a eu bien du mal à garder la tête froide.

Avec Paris, il avait déjà connu une saison à deux expulsions en 2017-2018, mais c’est la première fois de sa carrière qu’il doit rejoindre la douche avant ses coéquipiers en Champions League.

En termes de cartons jaunes, le bilan n’est pas non plus très satisfaisant avec 7 avertissements. Il égale ainsi son record de la saison 2016-2017.

En matière de fautes commises, il est le défenseur central le plus souvent sanctionné après Kehrer. C’est à Leipzig qu’il a atteint son record de fautes (5), au point de finir exclu. En Ligue 1, son maximum cette saison est de 4 (face à Nîmes). Il a aussi deux matches à trois fautes à son actif (Lens et Lille). Lors d’aucun de ces trois matches, il n’a en revanche été sanctionné d’un carton jaune.

Le graphique ci-dessus nous indique aussi qu’il est aussi le défenseur central (et le défenseur tout court d’ailleurs) qui subit le plus de fautes (1 par 90 minutes).

Sa baisse de rendement la saison avançant

La différence d’efficacité de Kimpembe entre la première et la deuxième partie de saison est flagrante. Pour l’illustrer, nous avons comparé ses stats avec Tuchel (de septembre à fin décembre 2020) et Pochettino (de janvier à fin mai 2021).

Défensivement, la différence saut aux yeux :

Tous les indicateurs défensifs baissent assez sensiblement entre la période Tuchel et la période Pochettino. Le nombre de dégagements en particulier passe de 2.8/90 minutes à 2.1.

Tout est à l’avenant : son nombre de ballons récupérés passe de 7.3 à 5.8, son pourcentage de duels gagnés de 67 % à 60 %, ses fautes commises de 1 à 1.3.

Offensivement, ce n’est pas mieux : ses stats de progression du ballon sont en baisse, surtout par la conduite de balle (de 191 à 139 mètres/90 min). Son nombre de passes progressives passe de 4.1 à 2.9, ses passes réussies vers le dernier tiers de 6.9 à 3.4

Comment expliquer cette baisse de rendement, des deux côtés du terrain ? Tactiquement, Tuchel et Pochettino ont privilégié une défense à quatre qui lui réussit souvent mieux que celle à cinq (que Tuchel a en partie utilisé en fin de mandat). Cela ne peut pas expliquer ces écarts.

Le type d’adversité a été globalement le même entre les deux périodes. Le PSG, en changeant de coach, a même au contraire été davantage sollicité défensivement parlant, donc ses stats défensives auraient dû progresser.

Ses partenaires de défense centrale ont en outre été globalement les mêmes avant et après le changement de staff, c’est-à-dire principalement Marquinhos et Kehrer, ou Danilo ponctuellement.

La seule explication qui reste est l’usure physique. Nous avons vu précédemment qu’il était avec Mbappé le joueur de champ qui avait passé le plus de temps sur le terrain (3287 minutes en Ligue 1 + Champions League). Sur les 50 matches de Ligue 1 et Champions League joués par le PSG, il a été présent 39 fois et titulaire à 37 reprises. Il a joué 30 matches dans leur intégralité.

Le constat que l’on peut également faire à la lecture de ses minutes jouées, c’est que Tuchel essayait de le protéger un minimum en le mettant parfois au repos (sur le banc contre Metz, Dijon, Nantes ou Lorient) et en le faisant sortir si possible avant la fin des rencontres (5 fois, plus sa sortie sur blessure contre Lille). Pochettino, lui, n’a pas pris ce soin là et l’a fait disputer 90 minutes quasi-systématiquement (hormis les matches de coupe de France) :

Le graphique ci-dessus montre bien qu’après la trêve hivernale, il n’a quasiment pas arrêté de jouer tous les matches dans leur intégralité. Il a fallu qu’il prenne un carton rouge (à Rennes) pour ne pas jouer 90 minutes et être suspendu ensuite contre Reims. Mais Pochettino l’a remis titulaire immédiatement après pour finir la saison à Brest.  

Il y a fort à parier que la répétition des matches, sans temps de repos, ait fini par avoir un impact sur les performances de Kimpembe.

Sa très faible contribution offensive

Ce n’est certes pas ce qu’on lui demande en priorité. Mais l’apport offensif de Kimpembe est quand même inquiétant. On ne peut d’ailleurs pas vraiment dire que les défenseurs adverses s’inquiètent de le voir monter sur les coups de pied arrêtés, ou que le coach adverse met en place des systèmes sophistiqués pour le contrer.

En plus de 10 000 minutes de jeu en Ligue 1 en carrière, il n’a en effet toujours pas marqué le moindre but. Son but à Old Trafford en 2019 aura quant à lui été aussi exceptionnel (c’est le seul à son actif) qu’inutile. Même le jeune Pembélé, avec seulement 6 apparitions en Ligue 1 et 380 minutes, a réussi à marquer cette saison (face à Strasbourg, fin 2020).

Le pire, c’est qu’il ne se crée pas vraiment de situations ou d’occasions de marquer. Il n’a tiré que cinq fois au but cette saison en Ligue 1. Parmi les joueurs à plus de 400 minutes de jeu, il n’y a que Bakker (2) et Diallo (4) qui ont moins de tirs que lui.

Ramené à 90 minutes, il a le plus bas ratio de tirs pris parmi les défenseurs centraux.

En 122 matches de Ligue 1 dans sa carrière, il n’a effectué que 31 tirs, soit un tir tous les 4 matches. Son record de tirs sur une saison est de 12 (dont 4 têtes) en 2017-2018.

En outre chacun de ses tirs cette saison n’avait qu’une proportion infime de provoquer un but puisqu’il a cumulé 0.15 expected goals avec ses 5 tirs. Soit environ 3 % de chances de marquer par tir effectué. C’est insignifiant et traduit bien sa difficulté à se montrer dangereux face aux buts adverses.

Kimpembe a donc le plus bas taux d’expected goals par tir de l’ensemble des joueurs parisiens. Cela signifie que ses positions de tirs ne représentaient quasiment aucun danger. Sur les cinq, il y en a deux en-dehors de la surface et une tête, situations à très faible taux d’xG. Marquinhos, qui fait la même taille que lui, montre pourtant, avec ses buts et tirs de la tête, que ce n’est pas impossible de se créer des opportunités sur phase arrêtée.

Il n’a d’ailleurs cadré qu’un seul de ses cinq tirs. Ce taux de 20 % de tirs cadrés est son plus faible depuis ses débuts professionnels. Sa moyenne était jusque-là de 35 %.

D’autres indicateurs que les tirs ou les buts trahissent son faible apport offensif. On peut citer les ballons touchés dans la surface : sa moyenne de 0.5 par 90 minutes en fait le 3ème joueur le moins souvent trouvé dans les 18 mètres adverses de tout l’effectif parisien.

Autre stat avancée peu à son avantage, les xG Chain, c’est-à-dire sa contribution à des actions se terminant par un tir. Avec un taux de 0.39 par 90 minutes, il est avant-dernier de l’effectif parisien. Cette saison est d’ailleurs sa plus faible depuis ses débuts professionnels.

Même l’une de ses forces supposées, à savoir sa capacité à casser des lignes par la passe ou par des avancées balle au pied, n’apparaît pas clairement dans les stats en 2020-2021. En effet, il a fait gagner cette saison, en Ligue 1, 582 mètres par 90 minutes. C’est tout à fait correct puisqu’il s’agit de la 6ème moyenne de l’équipe. Mais deux défenseurs centraux, Marquinhos (636 mètres) et Diallo (620) font mieux que lui. En outre, il s’agit d’une de sa plus mauvaise saison dans ce domaine :

Les 159 mètres gagnés en moyenne par la conduite de balle constituent sa moins bonne performance depuis que la stat est disponible.

Bilan : 5/10

Après son excellente saison 2019-2020, Presnel Kimpembe n’a pas vraiment continué sur sa lancée. A l’heure du bilan, on retrouve même curieusement plus de points négatifs que positifs. C’est aussi le signe que l’on est devenu très exigeant avec un joueur faisant de plus en plus office de référence à son poste, au moins dans ses aspects défensifs.

L’impact physique et son goût pour le duel sont bien sûr toujours là. Mais beaucoup d’erreurs viennent ternir le tableau d’une saison à rallonge où il a été ultra sollicité. Pas question ici de remettre en cause son statut et sa place de titulaire. En revanche, la question du brassard de capitaine, qu’il porte en l’absence de Marquinhos, peut se poser tant il semble parfois être plus un poids qu’une aide.

Quel impact aura d’ailleurs la venue de Sergio Ramos ? Est-ce que, comme suite à l’arrivée de Diallo en 2019 après une saison post-Coupe du Monde assez moyenne de sa part, il haussera son niveau de jeu face à la concurrence ? C’est fort probable. Sauf que, cette fois, c’est l’une des références mondiales à son poste (défenseur central axe gauche) qui débarque dans la capitale…

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