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Analyses Saison 2019-2020

Les stats de la Champions League 2019-2020

L’UEFA a publié la version 2019-2020 de son « Champions League Technical Report », véritable mine d’infos sur les datas de la compétition remportée à Lisbonne en août dernier par le Bayern Munich. Nous en avons extrait les principales données concernant le Paris Saint-Germain, finaliste malheureux.

Paris, l’équipe qui court le moins

En premier lieu, un certain nombre de données ayant trait à la performance physique sont fournies et mettent en lumière un constat déjà fait à l’œil nu : les coéquipiers de Neymar ont plutôt été avares d’efforts.

A tel point qu’avec 104.2 kms parcourus par match en moyenne, le PSG est tout simplement dernier de toute l’édition 2019-2020 de la Champions League pour cet indicateur : 32ème sur 32 ! Les hommes de Tuchel n’ont jamais couru plus de 108.3 kms sur un match (face à Dortmund au retour). Ils sont même descendus sous la barre des 100 kms (99.1) contre Leipzig, pour un résultat pourtant positif. La moyenne des équipes de la Champions League est à 110.9 kms/match, un chiffre jamais atteint par le PSG lors des 11 matches disputés !

L’équipe qui a le plus couru est le Slavia Prague (124.4 kms) devant le Bayer Leverkusen (117.8) et l’Atletico de Madrid (117.6), très loin donc devant le PSG (20 kms d’écart avec le Slavia)… Ce manque de courses s’est logiquement retrouvé en finale où le Bayern a couru 103.9 kms contre 99.5 pour le PSG.

Parmi les datas mises à disposition, d’autres sont en revanche plus flatteuses pour les joueurs du PSG. A commencer par le « trophée » du joueur le plus rapide, en l’occurrence Kylian Mbappé : l’attaquant français a été chronométré à 33.98 km/h, soit la pointe de vitesse la plus importante de toute la compétition. Il devance quatre défenseurs qui ont tous connu leur pic de vitesse contre Paris justement !

Si la première place de Mbappé n’est pas une surprise, on est plus étonné de retrouver Kurzawa au 15ème rang (32.89 km/h) et Di Maria deux places plus bas (32.83 km/h).

Autre surprise, celle de voir Neymar figurer au tableau d’honneur des joueurs effectuant le plus de sprints par match en moyenne : 16ème avec 46.7.

Un Parisien figure aussi parmi les joueurs parcourant le plus de terrain : Thomas Meunier, 19ème avec 11.1 kms/match

2ème attaque de la compétition mais avec beaucoup de déchet devant le but

Les data relatives à l’attaque parisienne sont également contrastées :Paris est certes la 2ème meilleure attaque de la compétition avec 25 buts (loin derrière les 43 du Bayern). Mais un certain manque de réalisme offensif est également mis en lumière.

Le tableau ci-dessous est riche d’enseignements :

Deux joueurs du PSG figurent parmi les 15 meilleurs buteurs de la compétition : Icardi et Mbappé, 9èmes avec 5 buts. Mais alors qu’il a fallu seulement 12 tirs à Icardi pour mettre ces 5 buts, Mbappé a quant à lui eu besoin de 30 frappes : soit un « taux de conversion » de 42 % pour Icardi (2ème plus haut des 15 meilleurs buteurs derrière les 48 % d’Haaland) contre 17 % pour Mbappé (2ème plus faible des 15 meilleurs buteurs devant les 16 % de Benzema).

Mbappé est d’ailleurs un des seuls parmi les 15 meilleurs buteurs à avoir un nombre de buts marqués inférieurs à ses expected goals (5 contre 8.2). Cet écart négatif de 3.2 buts est seulement en partie due à sa finale ratée face au Bayern (0.6 expected goals).

Mbappé a en outre le plus faible ratio de buts/minutes jouées des 15 meilleurs buteurs (un but toutes les 130 minutes contre 1 but toutes les 55 minutes pour Haaland).

Le schéma ci-dessous confirme, qu’au-delà du cas Mbappé, le PSG a connu un manque global de réalisme offensif : le nombre total de buts inscrits (25) a été inférieur aux « buts attendus » par le modèle des expected goals (26.6). Un comble quand on connaît la force de frappe offensive de l’équipe et l’investissement financier consenti !

Outre Mbappé, Neymar n’est pas exempt de tout reproche et présente une balance négative de 1.3 buts : 3 buts marqués contre 4.3 attendus. Ses ratés du Final 8 le pénalisent lourdement.

Le document s’attarde par ailleurs sur les coups de pied arrêtés et signale que 2 des 25 buts du PSG (8 %) ont été inscrits de cette manière, contre 12 % des buts en moyenne dans la compétition.

Il souligne notamment le but de Marquinhos sur un coup-franc déposé par Di Maria face à Leipzig et met en avant le fait que le Brésilien a profité d’un « block » de Kimpembe sur Poulsen pour bénéficier d’une position avantageuse…

Navas parmi les meilleurs portiers de l’épreuve

Curieusement Keylor Navas n’a pas été intégré à la « All-Star Team », une sélection des soi-disant 23 meilleurs joueurs de la compétition qui comprend néanmoins trois Parisiens (Marquinhos, Mbappé et Neymar). Les gardiens retenus sont Neuer, Oblak et … Lopes !

Tous les indicateurs indiquent pourtant qu’il a fait partie des meilleurs gardiens de l’épreuve.

Avec 5 clean-sheets réalisés, il se classe second derrière Neuer (6). Il est 4ème en terme de pourcentage d’arrêts réalisés (77 %), le premier étant Onana (Ajax) avec 82 %.

Surtout avec 0.7 buts concédés par match, il est le gardien le plus imperméable avec Meret (Naples). Enfin, le modèle des expected goals considère qu’il a empêché 3.6 buts, ce qui en fait le 4ème plus gros total de la compétition (1er Onana avec 5.3)

Navas se sera aussi distingué par sa volonté de privilégier les relances courtes : le PSG est l’équipe dont les renvois aux 6 mètres ont, en proportion, été le plus souvent joué dans sa propre surface de réparation (45 %).

Le document de l’UEFA regorge de data diverses et variées. Voici pour terminer ci-dessous en vrac quelques autres données qui en sont issues :

  • Di Maria n’a jamais perdu lors des 17 matches de Champions League au cours desquels il a marqué
  • Avec 85 % de passes réussies, le PSG se classe 5ème équipe de la compétition. Il a malheureusement connu son plus déchet le plus important en finale face au pressing du Bayern (75 %)
  • 38 des 564 passes tentées en moyenne par match sont des passes longues. Le PSG a été l’équipe qui a le moins utilisé le jeu long de toute la Champions League 2019-2020
  • C’était la deuxième fois que 2 coaches allemands se retrouvaient face à face en finale, après celle de 2013 entre le Bayern de Heynckes et le Borussia Dortmund de Klopp.
  • Ce fut la 6ème défaite en 7 finales de C1 pour un club français
  • Paris a mis 8 de ses 25 buts après la 79ème minute (32 %)
  • Paris n’a pas marqué lors de la finale alors que le PSG restait sur 35 matches consécutifs avec au moins un but (depuis avril 2016)

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