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Analyses Saison 2019-2020

La saison de Leandro Paredes vue par les stats

Nous poursuivons l’analyse des performances individuelles des milieux parisiens en Ligue 1 avec Leandro Paredes. Pour sa seconde saison dans la capitale, l’Argentin n’a pas toujours eu la confiance de son entraîneur Thomas Tuchel et ses prestations ont connu des hauts et des bas. Retour en chiffres et en graphiques sur la saison d’un des improbables porteurs du brassard de capitaine cette saison. 

  1. On a aimé

Qu’il essaye de compenser des lacunes historiques de l’équipe

A au moins trois niveaux, que l’on va essayer de mettre en évidence via les data, les caractéristiques de Paredes permettent de combler des lacunes récurrentes du jeu du PSG. 

Tout d’abord dans les tirs, notamment longue distance, il se distingue très nettement de tout l’effectif :

  • 100 % de ses tirs sont pris d’en-dehors de la surface : 18/18 en 2019-2020, après le 14/14 de la saison précédente
  • 18 tirs en tout en championnat : il s’agit du 7ème plus haut total de l’équipe, malgré le 18ème temps de jeu
  • 2 tirs de loin/90 minutes, soit le 1er ratio de l’effectif parisien et le 4ème de toute la Ligue 1 (parmi les joueurs ayant joué au moins 10 matches)

A lui seul, il représente 15 % des tirs longue distance de l’équipe (18/119) :

Il s’est même essayé à quatre reprises dans ses tentatives lointaines à Montpellier début décembre.

Globalement, il a tiré au but lors de toutes les parties de Ligue 1 qu’il a commencées, sauf la dernière à Amiens. Il n’a cependant pas beaucoup cadré : 22 % (4/18). Seuls Bernat, Dagba et Verratti font moins bien que lui.

Deuxième faiblesse récurrente du jeu parisien qu’il a essayé de colmater : le jeu long 

Ramené à 90 minutes, il est le joueur de l’effectif qui tente et réussit le plus de passes longues : 9 tentées et 6.5 réussies.

On remarque avec le graphique ci-dessus que ses poursuivants dans ce classement, Marquinhos (5.9) et Verratti (5.6), sont très loin derrière lui. 

Son taux de réussite dans l’exercice est en outre bon : 72 %. C’est moins bien que Marquinhos, mais légèrement mieux que Verratti (71 %).

Parmi l’ensemble des protagonistes de Ligue 1, ils ne sont que deux joueurs à réussir plus de passes longues que lui (sur 90 minutes) : Lienard (Strasbourg) et Aguerd (Dijon).

A deux reprises en Ligue 1, il a distribué plus de 10 passes longues : 13 à Nice (10 réussies) et 12 à Montpellier (6 réussies). D’ailleurs, à chaque match où il a été titulaire, il a réussi au moins 4 passes longues.

Enfin, troisième apport indéniable de Paredes dans une équipe souvent considérée comme trop « gentille » : le vice.

On a en effet souvent reproché à l’équipe parisienne de manquer de vice. Le départ de Thiago Motta, à ce niveau-là aussi, n’a pas été compensé. Difficile via les stats de faire émerger ce côté truqueur de Paredes, mais pourtant, dans ce secteur là au moins, il nous semble être le successeur désigné de l’Italo-Brésilien.

On en veut pour preuve notamment les expulsions provoquées cette saison par l’Argentin : à Nice, il réussit l’exploit de faire expulser deux Niçois alors qu’il est l’auteur de la faute initiale ! Même Thiago Motta n’avait pas réussi pareille performance. Il est également la victime de l’attentat de Aholou à Geoffroy Guichard qui vaudra un carton rouge au Stéphanois.

Au Parc face à Dortmund, il avait aussi d’entrée de jeu mis quelques « taquets » pour faire comprendre aux Allemands qu’il y aurait plus de répondant physique qu’à l’aller. 

Enfin, ce n’est pas un hasard s’il est régulièrement cité et ciblé par les adversaires (Delort de Montpellier notamment) comme le joueur le plus pénible à affronter. Il subit d’ailleurs 1.4 fautes toutes les 90 minutes ce qui en fait le 4ème joueur le plus attaqué par les adversaires (derrière Neymar, Verratti et Kouassi).

En chiffres, cela se traduit aussi par un nombre de fautes commises important rapporté à son temps de jeu : 20 (dont 5 face à Amiens) en 807 minutes, soit 2.2 toutes les 90 minutes, deuxième ratio de toute l’équipe.

Hormis sa deuxième saison italienne (2014-2015), il s’agit de sa plus forte moyenne en carrière. Il tourne plutôt à 1.6 depuis son arrivée en Europe, signe qu’il a compris qu’à Paris, outre ses transversales et ses frappes de loin, il pouvait aussi apporter un peu de méchanceté dans un effectif un peu trop tendre.

Son volume de jeu

Il est tout simplement le joueur de Ligue 1 qui effectue le plus de passes (à la moyenne ramenée sur 90 minutes).

Il devance donc tous les Parisiens de l’effectif, y compris l’aimant à ballons Marco Verratti. On retrouve d’ailleurs 7 Parisiens aux 10 premières places de ce classement en Ligue 1.

Jamais en carrière, il n’avait atteint un tel volume. On voit d’ailleurs avec le graphique ci-dessous que son arrivée au PSG correspond à une hausse significative de son nombre de ballons joués (jamais plus de 74 avant passes cela).

Son nombre de ballons joués (ramené à 90 minutes) atteint aussi logiquement des sommets, même s’il est légèrement devancé par Verratti (121 à 118).

C’est lors de son match face à Angers qu’il a fait exploser les compteurs : 148 ballons joués, record pour un joueur du PSG cette saison.

Son investissement défensif

Pourtant régulièrement critiqué pour son manque d’implication défensive, l’ancien joueur de Boca Juniors a des stats défensives qui traduisent au contraire un investissement important dans ce domaine.

Cela se voit en premier lieu dans le nombre de ballons récupérés : avec 8 ballons gagnés toutes les 90 minutes, il est seulement devancé au PSG par Kimpembe. Il fait mieux que Verratti et Gueye, pourtant experts en la matière. A deux reprises dans la saison de Ligue 1, il a atteint ou dépassé les 10 ballons grattés : 10 contre Angers et 14 à Montpellier.

Les indicateurs défensifs purs mettent également en évidence sa volonté de bien faire. Comparativement aux autres joueurs de son poste (Verratti et Gueye), il n’a pas à rougir de ses stats défensives.

Son nombre de tacles est certes inférieur à Gueye et Verratti mais cela le situe néanmoins au 5ème rang de tout l’effectif parisien. Sa moyenne de dégagements le positionne devant les deux autres milieux et il affiche le troisième ratio en terme d’interceptions (derrière Kurzawa et Gueye). Bref, on est assez loin du cliché ou de l’impression visuelle du joueur nonchalant qui ne défend pas ou presque.

Un œil sur ses stats en carrière révèle qu’il a même déjà fait mieux, en Italie, certes dans des équipes moins souvent en possession du ballon que le PSG (et donc moins sollicitées défensivement).

Après deux saisons de « air defense » à St Petersburg, l’Argentin retrouve donc petit à petit le goût de l’effort.

Sa maîtrise technique

Avec 93.4 % de ses passes réussies, il réussit l’exploit de faire mieux que Marco Verratti dans ce secteur. Tout en prenant plus de risques puisqu’il tente plus de passes longues que l’Italien. Des trois milieux de terrain, il est aussi celui qui joue le moins souvent vers l’arrière (9.5 % de passes en retrait pour Paredes contre respectivement 11 % et 13.6 % pour Verratti et Gueye).

Il est même le 5ème joueur le plus précis de toute la Ligue 1.

Le graphique ci-dessous nous indique que jamais dans sa carrière il n’avait connu un tel taux de réussite.

Le plus fou c’est qu’il cumule cette saison avec le PSG record de passes tentées et plus haut pourcentage de réussite aux passes. Ses données sont sans commune mesure avec ce qu’il produisait en Italie où il ne dépassait pas les 74 passes/90 minutes et les 88 % de réussite.

Ramené au nombre de ballons joués, il est le milieu de terrain qui, en proportion, perd moins souvent le ballon : seulement 7 % des ballons qu’il touche, contre 9 % à Verratti et 10 % pour Gueye.

Enfin, dernier indicateur confirmant que le garçon n’est pas embêté avec le ballon dans les pieds, sa réussite dans les dribbles : avec 80 % de succès il présente le quatrième plus haut ratio des joueurs parisiens en ayant tenté au moins 10 dans la saison.

Alors, certes le volume est plutôt réduit (1.1 tenté/90 minutes) mais ses coéquipiers savent que le ballon est en sécurité quand ils lui font la passe. Il n’y a d’ailleurs que contre Dijon (2 dribbles ratés) qu’il a connu du déchet dans cet exercice.

2. On a moins aimé

Sa gestion par Thomas Tuchel

On a parfois eu du mal à comprendre la gestion de Thomas Tuchel à son égard. Joker de luxe de Verratti ? Homme de mission ? Au placard ? Capitaine ?    

Il a dû attendre la 7ème journée de Ligue 1 pour connaître sa première titularisation. Ce sera face à Reims pour une défaite cuisante où il est transparent. Hasard ou pas, il est titulaire lors de deux des trois défaites en championnat (à Dijon) et lors du match nul à Amiens.

Est-ce pour cela que Tuchel l’aligne si peu dans son onze de départ ? Il est en effet le joueur qui est le plus souvent entré en cours de match cette saison en Ligue 1 (9 fois).

Le graphique ci-dessus nous montre qu’il est même plus souvent entré en cours de match (9) qu’il n’en a débuté (8) en Ligue 1. Il a joué plus de matches que Neymar en championnat mais a passé au final 500 minutes de moins sur le terrain que le Brésilien par exemple.

Au total, il n’a joué que 807 minutes (16ème total de l’effectif) en 17 matches, soit seulement 47 minutes/match. On recense 9 matches de Ligue 1 sur le banc sans en sortir et 7 matches à moins de 20 minutes, signe du peu de confiance accordé par le staff technique.

La saison précédente, il avait joué moins de matches en Ligue 1 (16) mais beaucoup plus de minutes (1250).

Pourtant, on ne peut pas dire que ses entrées en jeu étaient tonitruantes. Il est au contraire bien plus performant quand il est titulaire et qu’il a le temps d’imprimer sa marque sur la rencontre. Whoscored le crédite d’ailleurs d’une évaluation de 7.15 quand il est titulaire contre 6.23 en tant que remplaçant.

Il a en effet montré à plusieurs reprises qu’il pouvait être bon en étant aligné dès le coup d’envoi. Les stats de plusieurs matches en attestent :

  • A St Etienne : 121 ballons joués, 2 tirs (dont 1 dévié par Neymar qui se transformera en but et donc en passe décisive pour lui), 1 expulsion provoquée, 100 passes réussies sur 107, 2 passes clés, 7 passes longues réussies sur 7, 3 dribbles réussis sur 3, 8 duels gagnés
  • Contre Angers : 2 tirs, 148 ballons touchés, 10 ballons récupérés, 126 passes réussies sur 133, 6 passes longues réussies, 3 interceptions
  • A Nice : 3 tirs, 1 passe clé, 2 expulsions provoquées, 10 passes longues réussies, 5 interceptions

On pourrait aussi citer son bon match face à Galatasaray au Parc en Ligue des Champions.

En Ligue des Champions justement, en phase de poules, il a été seulement une fois titulaire (face à Galatasaray), est entré une fois en cours de match (à Bruges), mais est resté deux fois scotché au banc et a même été deux fois absent du groupe. En 1/8ème contre Dortmund, il passe de la tribune à l’aller à titulaire au retour. Lors du Final 8 à Lisbonne, il profite de la blessure de Verratti pour débuter les rencontres face à Leipzig et le Bayern. Un constat cependant non valable contre l’Atalanta face à qui Tuchel ne le fait rentrer qu’à 15 minutes de la fin…

Bref, comme une impression de pas mal de tergiversations de la part de Tuchel à son égard.

Autre illustration du mystère qui entoure sa relation avec le coach allemand : il sera capitaine (et buteur) en 1/8ème de finale de coupe de France face à Pau fin janvier mais écarté du match de Dortmund quelques jours plus tard.

Son manque d’impact offensif

La case du nombre de buts marqués en Ligue 1 sous les couleurs parisiennes par Paredes reste désespérément vierge après presque deux saisons. Au Zenit, il avait quand même inscrit 7 buts (en championnat) en deux ans, et six en trois ans en Italie.

Ce n’est guère mieux côté passes décisives : il est crédité d’une assist suite à sa frappe contre St Etienne que Neymar a effleuré. Il en avait réussi deux en Ligue 1 la saison précédente.

Le pire c’est qu’il ne peut même pas accuser ses attaquants de manquer de réalisme sur ses passes. En effet, ses expected assists ne sont que de 0.18 sur l’ensemble de la saison (source : understat.com).

Il faut dire que s’il est souvent à l’origine des séquences offensives parisiennes (quand il est sur le terrain bien sûr), il est beaucoup plus discret dans le dernier tiers adverse.

Une stat révèle assez bien son manque de lien avec les attaquants : il n’a réussi que 5 passes clés en 17 matches de Ligue 1. Ce ratio de 0.6 passe clé toutes les 90 minutes est significativement inférieur à ses coéquipiers du milieu de terrain.

Même Herrera, en huit petits matches, en a réalisé plus que lui (8).

Ce ratio de 0.6 key pass pour 90 minutes de jeu est largement inférieur à ce qu’il a produit les années antérieures.

En Italie, sur ses deux dernières saisons il tournait en effet à plus de 2 key passes/90 minutes, et c’est encore mieux en Russie où sa moyenne des deux saisons disputées le situe à 2.4. Bien au-dessus à chaque fois de ses performances parisiennes que ce soit à son arrivée (1.3) ou la saison écoulée (0.6). Pourtant, avec le talent offensif dont dispose le PSG, il aurait pu/du au contraire voir ses stats gonfler.

A Paris, Paredes est donc rarement décisif dans le dernier tiers. Sa capacité à casser des lignes par la passe est pourtant bien réelle mais ses passes ne débouchent pas directement sur un tir d’un partenaire. Cela tient à sa position reculée sur le terrain mais aussi au style de jeu parisien, encore très axé sur la possession de balle et la volonté de faire tourner avant de trouver l’ouverture.

La stat des « Expected Goal Chain » rend d’ailleurs plus justice à son implication dans les offensives parisiennes. Cet indicateur mesure le rôle de chaque passe, et non seulement celle débouchant sur le tir, dans les possessions de l’équipe. Son xG Chain par 90 minutes en 2019-2020 se situe à 1.03, soit tout proche de celui de Verratti qui a pourtant des Expected assists bien plus conséquentes que lui (3.51 contre 0.18). Cela signifie que ses passes ont bien permis, au final, à créer le danger mais de manière plus précoce que Verratti dans la construction des attaques.

Une année pleine de paradoxes pour Paredes. Plutôt brillant quand aligné d’entrée, il n’a jamais trouvé grâce aux yeux de Tuchel… si ce n’est lors des matches les plus importants de la fin saison en Ligue des Champions ! Les qualités sont pourtant bel et bien là et correspondent en tous points aux besoins du PSG. Suffisant pour s’installer sur la durée dans la capitale ou juste assez pour en faire une monnaie d’échange à l’intersaison ? A suivre…  

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