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Matches Saison 2019-2020

PSG-Strasbourg (1-0) : les 3 stats et le MVP du match

A partir de la saison 2019-2020, nous vous proposons de revenir sur chaque match de Ligue 1 avec les stats marquantes ou insolites ainsi que sur le meilleur joueur de la partie, au moins du point de vue de l’évaluation statistique.

Les 3 stats du match

105 ballons joués par Gana Gueye

Avec un total de 105, Gueye est le joueur qui a le plus touché le ballon du match. Ce n’est pas son record avec Paris puisqu’il en avait déjà joué 112 à Metz, mais à l’époque les défenseurs centraux avaient fait encore mieux (122 pour Thiago Silva, 117 pour Marquinhos). L’épicentre du jeu parisien a changé puisque cette fois c’est Neymar qui est l’autre joueur qui accompagne le Sénégalais dans cette sphère des 100 et plus.

Le graphique ci-dessous du détail du nombre de ballons par joueur est riche d’enseignements.

En plus de l’importance prise par Gueye dans le jeu parisien (est-ce d’ailleurs un bon signe dans un match où Paris a 62 % du temps le ballon ?), on notera donc que pour son retour Neymar ne s’est pas caché, loin de là. 100 ballons pile, c’est même plus que sa moyenne de l’an dernier (90). La production de Verratti, tout en restant très honorable (85 ballons joués) est au contraire largement inférieure à ses standards du début de saison (118) et interroge sur le rôle qu’il va devoir se trouver entre l’arrivée de Gueye et le retour de Neymar.   

Les chiffres des défenseurs centraux sont eux aussi bien inférieurs aux moyennes habituelles. Ils ont sans doute moins cherché à se faire des passes entre eux que d’habitude pour chercher plus systématiquement leurs milieux ou Neymar.

On relèvera également que Kurzawa (79 ballons) a beaucoup plus participé au jeu que Dagba (53) mais sans apport offensif significatif. Du côté des entrants, Herrera a eu un volume de jeu important rapporté à son faible temps de jeu (25 ballons en 19 minutes) tandis qu’Icardi (10 ballons en 27 minutes) présente des stats plutôt « Cavaniennes » (ou « Choupo-Motingiennes ») en la matière.

48 % des attaques à gauche

C’était très visible « à l’œil nu » et les chiffres confirment cette impression. Le site spécialisé Whoscored indique que 48 % des attaques parisiennes ont eu lieu côté gauche, 24 % au milieu et donc 28 % à droite. Le jeu parisien a donc clairement penché à gauche.

Comment expliquer cela ? Tout d’abord, ce n’est pas propre à ce match contre Strasbourg. En moyenne sur les quatre premières journées de Ligue 1, la moyenne parisienne était de 41 % des attaques côté gauche (pour 28 % au centre et 31 % à droite). Ce déséquilibre existe depuis la reprise et était notamment dû au bon début de saison de Bernat et au fait que Di Maria ait souvent pris le jeu à son compte en l’absence de plusieurs leaders. Le paroxysme avait d’ailleurs été atteint contre Toulouse où les présences conjuguées de l’Argentin en milieu gauche et de Mbappé en attaquant de pointe mais très attiré par l’aile, avaient généré un taux d’attaque record côté gauche (50 %).

Autre explication propre à ce match, le retour de Neymar. Positionné en théorie derrière l’attaquant axial, il a souvent privilégié le jeu sur la gauche, son penchant naturel. Enfin, l’écart de participation des latéraux n’a fait qu’accentuer cette tendance. Sans être transcendant, Layvin Kurzawa a beaucoup touché le ballon, tandis que son homologue côté droit, Colin Dagba, a été assez timide.

Après 5 matches de championnat, le PSG présente donc une répartition de ses attaques très atypique :

48 % des attaques à gauche

C’était très visible « à l’œil nu » et les chiffres confirment cette impression. Le site spécialisé Whoscored indique que 48 % des attaques parisiennes ont eu lieu côté gauche, 24 % au milieu et donc 28 % à droite. Le jeu parisien a donc clairement penché à gauche.

Comment expliquer cela ? Tout d’abord, ce n’est pas propre à ce match contre Strasbourg. En moyenne sur les quatre premières journées de Ligue 1, la moyenne parisienne était de 41 % des attaques côté gauche (pour 28 % au centre et 31 % à droite). Ce déséquilibre existe depuis la reprise et était notamment dû au bon début de saison de Bernat et au fait que Di Maria ait souvent pris le jeu à son compte en l’absence de plusieurs leaders. Le paroxysme avait d’ailleurs été atteint contre Toulouse où les présences conjuguées de l’Argentin en milieu gauche et de Mbappé en attaquant de pointe mais très attiré par l’aile, avaient généré un taux d’attaque record côté gauche (50 %).

Autre explication propre à ce match, le retour de Neymar. Positionné en théorie derrière l’attaquant axial, il a souvent privilégié le jeu sur la gauche, son penchant naturel. Enfin, l’écart de participation des latéraux n’a fait qu’accentuer cette tendance. Sans être transcendant, Layvin Kurzawa a beaucoup touché le ballon, tandis que son homologue côté droit, Colin Dagba, a été assez timide.

Après 5 matches de championnat, le PSG présente donc une répartition de ses attaques très atypique :

Ce taux de 42 % des attaques par la gauche est le 3ème plus important de Ligue 1 (1er Reims 45 %) et celui par le centre (28 %) le plus haut de Ligue 1. Par conséquent, le ratio d’attaque par la droite (30 %) est le plus faible de toutes les équipes du championnat jusque-là. C’était déjà le cas l’an dernier (avec un taux de 33 %) en raison des présences combinées de Neymar et Mbappé une grande partie de la saison. A Tuchel de trouver des solutions pour éviter que le jeu parisien ne penche trop d’un côté et soit ainsi trop prévisible.

22 à 5 : la bataille aérienne largement gagnée par les Alsaciens

Sur les 27 duels aériens recensés par Whoscored, les joueurs de Laurey en ont remporté 22, soit 81 % !

Les Parisiens n’en ont donc gagné que 5 : 3 par Kurzawa et 2 par Diallo, mais aucun dans le camp adverse.

Le détail par joueur est assez catastrophique :

Même si cette domination aérienne n’a débouché sur aucune action dangereuse pour Strasbourg, l’écart entre les deux équipes est pour le moins impressionnant. Et assez surprenant pour un joueur comme Thiago Silva (1.83 m) qui a perdu ses 4 duels aériens du match (dont 3 défensifs) alors qu’il en gagnait 69 % en Ligue 1 l’an passé et qu’il n’en avait perdu que 2 sur les 13 disputés depuis le début de saison.

Le seul Parisien à avoir plus gagné que perdu de duels hier est donc Diallo (2/3) alors qu’il était plutôt déficitaire dans ce secteur jusqu’à présent (2 sur 6). Kurzawa a certes gagné 3 duels mais il en a perdu 5.

Selon Whoscored, les attaquants n’ont donc pas gagné un seul duel aérien (NDLR : il y a pourtant une tête de Choupo-Moting en première mi-temps qui nous semble pouvoir être comptabilisée comme victorieuse), et les milieux non plus. Ce n’est pas une surprise concernant Verratti, mais Gueye avait été largement dominateur lors de ses deux premiers matches (8/9).

C’est en particulier le grand (1.97 m) Ajorque qui a fait souffrir l’arrière garde Rouge et Bleue, avec 9 duels remportés sur 11. La défense centrale Mitrovic (1.89 m) – Koné (1.89 m) – Djiku (1.82 m) a quant à elle gagné 100 % des combats aériens disputés (5/5).

C’est la première fois de la saison que les joueurs de Thomas Tuchel passent autant au travers dans ce secteur. Sur les quatre premiers matches, ils avaient au total gagné 39 des 77 duels aériens (soit 51 %).

L’homme du match : Neymar Jr

Avec une évaluation de 7.79 selon le site spécialisé Whoscored, Neymar devance, côté parisien, Di Maria (7.75) et Diallo (7.53).

Evidemment son but (et quel but…) contribue largement à cette évaluation, mais, avant cela, le Brésilien avait déjà rempli plusieurs colonnes de stats. Il est le joueur qui a le plus tiré (6, dont 2 cadrés) et le plus réussi de dribbles (4/5) de la rencontre. Son total de dribbles tentés peut sembler faible (5, alors que sa moyenne est de 9 lors de ses deux première saisons parisiennes) mais son taux de réussite est excellent (80 %) et 2 des 4 dribbles réussis se situent dans la surface, signe qu’il a dribblé « utile » et pas pour provoquer ou « amuser la galerie » (le contexte ne s’y prêtait pas tellement…).

Avec 100 ballons touchés, il a repris ses bonnes habitudes et a été le dépositaire du jeu parisien comme si de rien n’était. Il a par ailleurs apporté ce qui fait souvent défaut au jeu parisien : des tirs de loin (3, dont un lob de plus de 30 mètres) et du jeu long (5 passes longues dont 3 réussies).

Enfin, les retrouvailles avec les « Laurey’s boys » n’ont généré aucun incident : lui n’en a pas rajouté dans son jeu, et les défenseurs adverses ne l‘ont pas particulièrement ciblé (seulement 2 fautes subies).

On aurait bien aimé vous donner la stat du nombre de spectateurs l’ayant sifflé pendant le match avant d’applaudir son but d’extra-terrestre, mais Whoscored ne la fournit pas…

Article paru sur Culture PSG en septembre 2019

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