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Analyses Saison 2020-2021

Icardi : trop d’asados, pas assez de golazos

Nous débutons les bilans 2020-2021 des joueurs à vocation offensive du PSG par Mauro Icardi. Un gros morceau en perspective tant il y a à dire sur le cas de l’Argentin, censé être le poids lourd de l’attaque parisienne. Mais, comme de bien entendu, il y a à boire et à manger dans les performances du numéro 9 Parisien. On a analysé tout ça sans prendre de baguettes. Régalez-vous !

On a aiméOn a moins aimé
Son altruismeSes absences
Son incroyable capacité à se créer des occasionsQu’il ait perdu son mojo
Sa participation au jeu
Son manque d’appétit pour les duels

On a aimé

L’altruisme

Cela peut paraître un peu curieux d’associer altruisme et Mauro Icardi mais on va s’expliquer sur cet étrange mélange « sucré-salé ».

N’importe quel buteur en manque de confiance va avoir tendance à s’entêter pour enfin retrouver le chemin des filets. Pas Icardi. Malgré ses difficultés à être impliqué dans le jeu collectif, il ne s’est pas enfermé dans un individualisme à tout crin, et a plutôt cherché à jouer pour les autres.

Compte tenu de son peu de matches et de son faible nombre de ballons touchés, le retrouver avec 3 passes décisives et 15 passes clés, c’est déjà pas si mal. Il peut d’ailleurs être très adroit pour servir ses coéquipiers. Pour preuve, ses trois belles passes décisives cette saison :

  • Une magnifique talonnade, véritable bonbon, dans la course de Sarabia contre Brest
  • Une passe « aux petits oignons » vers Mbappé pour gérer tranquillement un 2 contre 1 face à Montpellier
  • Un régal de remise en extension pour la tête de Kean contre Nice, suite à un beau mouvement initié par Mbappé

Avec ces 3 passes décisives, il est dans sa moyenne en carrière :

Son nombre de passes clés n’a rien d’extraordinaire (1.3/90 min) mais il est supérieur à celui des autres avants-centres (Kean et Mbappé) de l’équipe :

Il s’est même goinfré en début de saison en en réussissant quatre à Reims (en plus des deux buts inscrits ce jour-là). Champagne !

Il produit donc plus d’opportunités pour ses partenaires que Kean et Mbappé. C’est logiquement confirmé par l’indicateur des expected assists (xA) qui mesure la probabilité qu’une passe soit une passe décisive. Avec 0.24 xA par 90 minutes, il est certes devancé par les vrais créateurs de l’équipe (Di Maria est à 0.56, Neymar à 0.48) mais il fait mieux que Mbappé (0.20) et Kean (0.05).

Son côté altruiste, ou son sens du sacrifice pour ses coéquipiers, peut aussi être valorisé par ses stats de duels aériens.

Dans un effectif où les attaquants ne sont pas très portés sur ce type de mets, Kean mis à part, Icardi a le mérite de ne pas fuir le duel dans les airs et même d’y avoir été bon cette saison :

Avec 2.2 duels aériens par 90 minutes, il est l’attaquant qui va le plus au charbon. Et de loin puisque la moyenne est de 1. Il s’est en outre régalé : il a gagné la majorité de ses duels (58 %), ce qu’aucun de ses partenaires d’attaque n’a su faire. C’est d’ailleurs la première fois de sa carrière que cela lui arrive.

Grâce à son 7/9 en tout contre Barcelone, son taux est encore meilleur en Champions League (78 %). Mais avec un échantillon trop faible pour être réellement représentatif (aucun autre duel). En Ligue 1, il en a gagné 15 sur 26, dont 4/4 à Marseille.

Son incroyable capacité à se procurer des occasions

Au-delà de sa capacité à jouer pour les autres, Icardi est avant tout un buteur, un joueur de surface. Et, malgré un temps de jeu réduit, il a encore fait montre cette saison de son incroyable talent pour se procurer des occasions.

Ramené à 90 minutes, ses expected goals le situent même sur le podium de Ligue 1, derrière les « grands chefs » Mbappé et Neymar :

Son total d’expected goals brut est faible (8.7). C’est même le plus bas de toute sa carrière. Mais rapporté à ses 1074 minutes de jeu en Ligue 1, cela génère un ratio d’xG/90 minutes de tout premier plan. Le second plus élevé de sa carrière après celui de sa première saison à Paris :

Compte tenu de son bon niveau d’expected assists (0.24/90 minutes, 5ème de tout l’effectif parisien), il présente même le 3ème plus haut niveau de danger créé (en additionnant expected assists et expected goals) de tout l’effectif parisien… mais aussi de toute la Ligue 1 !

Avec 0.97 xA + xG par 90 minutes, il a des stats qui le placent à la table des grands de Ligue 1. Il devance des joueurs plus en vue que lui en championnat la saison dernière comme Depay (0.93) ou Ben Yedder (0.91). Il fait donc également mieux que les autres partenaires de l’attaque parisienne, à savoir Sarabia (0.88), Di Maria (0.79) et surtout Kean (0.61) avec qui il a été souvent en concurrence.

Si l’on était méchant, on dirait qu’il faut bien que les tentes plantées dans la surface de réparation soient utiles à un moment ou un autre. Et il est indéniable que le fait qu’il soit très souvent dans les 18 mètres lui permet de se créer des occasions ou d’en générer pour les autres.

D’ailleurs son nombre de ballons touchés dans la surface est plutôt haut également (6.1). On est loin des « boulimiques » Mbappé et Neymar mais devant les autres offensifs du PSG :

Avec 6.1 ballons touchés dans la surface, il est même dans le Top 10 de Ligue 1. Il est dans sa moyenne en carrière puisque son point bas est 5.8 en 2017-2018 et son point haut 6.9 la saison suivante.

Sa capacité à se défaire du marquage adverse et à se rendre disponible pour ses coéquipiers lui permet de se retrouver très fréquemment en position de tir. Et dans de bonnes situations qui plus est. Avec 3.3 tirs par 90 minutes, il présente des stats de très bonne facture.

Il s’agit de sa 2ème meilleure saison en termes de tirs à la minute. Sa moyenne jusque-là était de 2.9 tirs/90 minutes.

Mais ce qui explique le très bon niveau d’xG/90 minutes de l’Argentin ce n’est pas seulement sa faculté à se mettre en position de tir. C’est aussi qu’il trouve le plus souvent de bonnes situations de tir. C’est-à-dire des tirs à forte probabilité de but. Le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte !

Avec un taux d’xG/tir de 22.3 %, c’est lui qui a les meilleures positions de tir de tout l’effectif parisien.

Et pourtant, il y a de la concurrence avec Mbappé qui réduit au strict minimum les tirs de loin et profite de sa vitesse pour bénéficier de positions avantageuses dans la surface.

Son but salvateur sur le gong face à St Etienne (33ème journée) illustre cela : il entre à 20 minutes de la fin, ne touche que 7 ballons mais le seul qu’il joue dans la surface est cette magnifique tête dans le temps additionnel qui donne une victoire à l’arrachée pour Paris. Un but qui est venu à point nommé !

En Ligue 1, en neutralisant les pénaltys, il présente un taux d’expected goal par tir supérieur à tous les buteurs à plus de 10 buts :

Cela signifie que personne en Ligue 1 n’a autant que lui cette capacité à se mettre dans une position idéale pour frapper. Les écarts entre les différents attaquants sont d’ailleurs colossaux (entre Icardi ou Kean à près de 21 % et Yilmaz ou Laborde à 12 %).

Et pourtant, il tire beaucoup. Donc ce n’est pas comme s’il ne tentait sa chance que quand il est sûr de lui. Il a bien cette capacité à se créer beaucoup d’excellentes opportunités.

On a moins aimé

Ses absences

Avec seulement 23 matches disputés (Ligue 1 et Champions League), il est l’attaquant le moins présent de la saison, ce qui n’est pas un mince exploit compte tenu de la concurrence de Neymar notamment.

Alors que le PSG est allé en demi-finale et a donc disputé 12 matches de Ligue des Champions, il n’a participé qu’à 3 rencontres (la double confrontation barcelonaise et le retour de la demi). Il n’a donc pas du tout joué lors des matches de poule qui ont eu lieu entre octobre et décembre.

En nombre de minutes jouées il est même tout simplement le joueur qui a passé le moins de temps sur le terrain de tout l’effectif (400 minutes minimum).

Il a joué 1074 minutes en Ligue 1 et 242 en Champions League, soit même pas 30 % des minutes possibles et l’équivalent de 15 matches entiers. Une misère. Et un poil embêtant quand il s’agit de la recrue phare du mercato (confirmation du prêt de la saison précédente) sur laquelle l’ensemble des moyens financiers ont été investis.

La principale explication de cette présence infime est bien sûr les blessures. Le site www.transfermarkt.fr les détaille par le menu : le genou en octobre-novembre, les adducteurs en décembre-janvier, une gastro fin février et la cuisse en mars-avril. Blessures auxquelles il faut évidemment ajouter le coronavirus qui lui a fait manquer le début de saison.

Il a donc manqué 17 matches de championnat (dont les doubles confrontations face à Lille et Lyon et le match aller à Monaco) et 8 de coupe d’Europe (dont le 1/8ème de finale contre le Bayern). Le tableau ci-dessus nous révèle que jamais jusque-là il n’avait manqué autant de matches puisque son maximum sur une saison était de 10 en 2013-2014 (pubalgie).

L’autre raison de ce total assez mince de minutes est son faible temps de jeu même quand il est apte et dans le groupe : en Ligue 1, sur les 21 matches où il était disponible, il n’a disputé la partie dans son intégralité que 7 fois. Un tiers des matches où il était présent ! C’est un peu « light » …

Il est entré en cours de partie à neuf reprises, jouant en moyenne 16 minutes de ces rencontres. Si vous ajoutez à cela les 90 minutes passées sur le banc contre Reims et quatre matches qu’il a débutés mais pas terminés (dont le retour contre Monaco), vous obtenez les 1074 minutes de Ligue 1.

Comme c’est encore pire en Champions League, il n’aura donc disputé que neuf matches de bout en bout cette saison.

Qu’il ait perdu son mojo

Sept buts inscrits en Ligue 1 (dont un pénalty), aucun sur la scène européenne, cinq en coupe de France et un au Trophée des Champions. C’est le frugal bilan de l’Argentin. Les buts en coupe ne rattrapent pas la faillite en Champions League. Une année de vache maigre donc.  

Il n’avait jamais marqué aussi peu en championnat depuis son arrivée en Europe puisque son précédent point bas était 9 buts pour sa première saison milanaise (2013-2014).

On ne reviendra pas ici sur les absences qui expliquent qu’il ait été réduit au pain sec cette saison.

Par contre, outre son maigre temps de jeu, il y a un autre facteur qui explique qu’il n’ait marqué qu’à sept reprises en Ligue 1 : son manque d’efficacité dans le dernier geste. Cela paraît fou d’écrire cela quand on parle d’Icardi qui a au contraire bâti sa réputation sur son sang-froid dans le dernier geste et son sens du (dé)placement, mais les chiffres 2020-2021 ne sont pas bons.

On dirait bien que le natif de Rosario a perdu son mojo en 2018 : entre 2014 et 2018, il a inscrit 91 buts alors que le modèle des expected goals ne lui en prévoyait que 77 compte tenu de ses positions de tir. Un écart de 14 buts pour le moins gargantuesque. Chaque saison il marquait en moyenne 3.5 de buts que ce que la théorie indiquait. Un vrai glouton.

Les ennuis commencent en 2018-2019 avec l’Inter : faible temps de jeu (2269 minutes, soit l’équivalent de 25 matches entiers) et surtout seulement 11 buts inscrits contre 15.2 xG. Si sa première saison dans la capitale enraye légèrement la chute (+0.5 but par rapport aux xG), la saison écoulée n’est pas bonne non plus : il accuse en effet un retard de presque 2 buts par rapport aux expected goals.

Sur les 16 matches de Ligue 1 où il a joué plus de dix minutes, on en recense 10 où il a moins marqué que ce que le modèle prévoyait. Ses contre-performances les plus importantes sont :

  • Contre Montpellier : 1 but inscrit contre 1.78 xG, avec trois maladresses notables : un centre idéal mal coupé, une frappe trop croisée face au gardien et une reprise de près que le portier sort.
  • Contre Nice : 0 but malgré 0.77 xG avec une reprise dans les six mètres sur le poteau (que Draxler transformera en but)
  • Contre Metz : 0 but malgré 0.69 xG avec une reprise du gauche directement sur le gardien messin bien qu’idéalement servi au point de pénalty par Draxler
  • A Lorient : 0 but malgré 0.58 xG : il ne convertit pas une balle de 3-1 qui valait pourtant très cher, sa tête à bout portant sur un centre de Neymar étant repoussé par Dreyer

La liste n’est pas exhaustive et le calcul des expected goals peut prêter à discussion, mais c’est évidemment cette action contre les Merlus au Moustoir qui fait le plus mal. Avec deux buts d’écart en poche, le PSG s’évitait probablement cette remontée bretonne et la conclusion du championnat aurait pu être toute autre. Mais ce jour-là, Icardi n’était visiblement pas dans son assiette, il a « bouffé la feuille » et mis son équipe « dans la sauce ».

Ce qui inquiète vraiment, c’est la courbe de ses buts. Surtout que le concernant, il n’y a que comme cela que ses saisons peuvent être jugées puisque sa participation au jeu est réduite à la portion congrue.

L’autre indicateur qui retourne l’estomac est son taux de tirs cadrés : 36 %. La moyenne des autres offensifs du PSG est de 41 %. Surtout, Mbappé, avec des positions de tir similaires, est à 53 % !

Le graphique ci-dessous met en effet en relation le % de tirs cadrés avec la qualité des positions de tir, estimée par le ratio expected goal/tir. Plus ce ratio est élevé, plus le joueur est dans une situation idéale pour tirer :

Icardi a donc un taux de tirs cadrés faible, alors même qu’il a les meilleures situations de tir (22 % d’xG/tir). Tirant rarement de loin (2 sur 39), il privilégie, comme Mbappé, les situations de frappe claires. Mais l’écart de taux de tirs cadrés avec le prodige français est assez sidérant.

Draxler ne cadre également que 36 % de ses frappes mais avec de moins bonnes chances de marquer à chaque tir (xG/tir de 16 %). Kean, avec des positions de frappe semblables à celles d’Icardi (même légèrement moins bonnes), cadre beaucoup plus : 46 %

Sur les 14 matches disputés à plus de 45 minutes, il y en a 7 sans le moindre tir cadré, dont un 0/4 contre Nice. Il n’a pas totalement fait « chou blanc » contre les Aiglons puisqu’il est quand même l’auteur d’un poteau et d’une passe décisive lors de ce match.

Avec 36 % de tirs cadrés, il est plutôt dans sa moyenne basse en carrière :

Il était à 56 % la saison précédente, en lien avec d’excellentes positions de tir (32 % de chances de marquer à chaque frappe, ce qui est très élevé). L’écart de % de tirs cadrés entre ses deux saisons dans la capitale est assez incroyable.

Seul point positif, il se crée une multitude d’occasions. Mais ce n’est pas le tout de se créer des opportunités, il aurait fallu alimenter un peu plus la marque Monsieur Icardi !

Sa participation au jeu

C’est une chose entendue. Mauro Icardi est un joueur de surface et pas un adepte des combinaisons et des associations. Mail il y a une limite à la (non) participation au jeu. Avec moins de 25 ballons touchés par 90 minutes, Icardi semble l’avoir atteint.

A part Neymar, les attaquants sont logiquement en queue de ce classement des ballons joués. Et il faut bien un dernier. Mais cette saison encore la contribution d’Icardi au jeu parisien a vraiment été minimaliste.

Question de style de jeu ? Pas que. Le détail par match ci-dessous (avec au moins 60 minutes jouées) montre que l’Argentin est capable d’augmenter son volume de jeu :

Son total de ballons jouées n’a jamais dépassé les 30, excepté à deux reprises notables (plus le match contre Nice) : contre Barcelone en huitièmes de finale de Champions League. Pourtant, la physionomie des matches a bien divergé entre l’aller et le retour (Paris n’a eu que 28 % de possession au retour, contre 48 % à l’aller). Mais Icardi a à chaque fois approché les 40 ballons joués, en 90 minutes les deux matches.

Comme quoi, quand il s’en donne la peine, quand l’affiche a la saveur des grandes soirées européennes, il connaît la recette pour se déplacer davantage, être plus disponible et plus souvent servi par ses coéquipiers.

Mais pour ces deux parties à plus de 30 ballons joués, on enregistre neuf matches de Ligue 1 à moins de 25 dont un magnifique 16 touches en 90 minutes en début de saison à Nice. Difficile dès lors de ne pas incriminer les kilos en trop, ou encore le manque de mobilité et de motivation.

Autre stat cocasse : 0 centre réussi sur 3 en 23 matches (Ligue 1 et Champions League). Il ne lui est certes pas demandé de « bouffer la craie » (comme Vahirua ou Cocard de l’AJ Auxerre, époque Gérard Bourgoin le « roi du poulet ») et de centrer à tout va, mais la stat est quand même significative de son manque de déplacements, y compris sur les côtés. Pas vraiment un dévoreur d’espaces Mauro. Il ne mange pas de ce pain-là.   

Outre son manque d’envie et de mobilité, la stat des passes réussies pointe aussi ses limites techniques. Icardi est un joueur doué, c’est certain, mais à part la saison dernière avec Paris, il n’a jamais dépassé les 80 % de passes réussies. Sa moyenne en carrière est même plutôt basse (73.7 % selon Whoscored).

En tous les cas, il se distingue cette saison parmi les offensifs parisiens :

Ses 79.5 % de réussite sur ses 16 passes par 90 minutes le positionnent tout en bas à gauche de notre graphique. Il est dans les mêmes eaux que Kean, mais assez éloignés des autres attaquants concernant le nombre de passes. La moyenne des autres offensifs parisiens est de 81.3 % de passes réussies contre 79.5 % pour lui.

Son manque d’appétit pour les duels

Quand on n’a pas la condition physique, ni l’envie, difficile d’aborder les rencontres avec la faim et la soif d’en découdre avec l’adversaire. C’est comme cela que nous interprétons les stats de duels de Mauro Icardi.

Avec 6.1 duels par 90 minutes, il est le joueur à vocation offensive du PSG qui dispute le moins de duels en Ligue 1.

Pourtant, de par sa position, il pourrait être amené à provoquer l’adversaire, soit par le dribble, soit dans le domaine aérien. On a vu précédemment qu’il était l’attaquant avec le plus de luttes dans les airs. Et donc, malgré cela, il a les plus faibles stats de duels. Cela signifie que les duels au sol sont vraiment infimes : même pas 4 par match. Une misère.

Le graphe ci-dessous, avec les attaquants en rouge, illustre le faible appétit d’Icardi pour les duels (seuls Marquinhos, Florenzi et Dagba en jouent moins que lui).

Si l’on ôte les duels aériens, il n’y a plus que Dagba qui en dispute moins que lui. En Ligue 1, il n’y a pas un match où il a disputé plus de 6 duels au sol. Son record est de 11 duels contre Bordeaux mais il y avait 5 duels aériens parmi ces 11.

On a filtré ci-dessous les duels au sol d’Icardi par match de Ligue 1 :

Il n’y a pas un match où il a gagné plus de 2 duels !

Ce manque d’impact dans les duels provient notamment de ses limites dans le dribble. Il est, et de loin, le joueur à vocation offensive du PSG qui tente le moins de dribbles :

En Ligue 1, en 20 matches, il a réussi en tout 3 dribbles sur 5 ! Son taux de réussite est bon mais non significatif sur un si faible volume.

Ses stats en carrière confirment qu’il n’a jamais été trop attiré par ce type de gourmandises :

Hormis lors de sa première saison en Europe, à la Sampdoria en 2012-2013 (il avait 19 ans), il n’a jamais tenté plus d’un dribble/90 minutes.

Ses stats de la saison écoulée sont néanmoins les plus faibles de sa carrière. A titre de comparaison, Cavani, qui a vécu trois saisons l’expérience d’évoluer en pointe avec Neymar et Mbappé comme coéquipiers, en tentait entre 0.9 (en 2017-2018) et 1.2 (en 2019-2020). Ce n’est pas énorme mais toujours plus qu’Icardi.

Bilan : 4.5/10

Sa saison a oscillé entre le pathétique (son surpoids), le grotesque (ses blessures à répétition), le gênant (les azados sur les réseaux, les photos de sa femme-agent) et quelques rares éclairs (doublé à Reims, but victorieux dans le temps additionnel contre St Etienne, triplé en quart de finale de coupe de France contre Angers). La balance n’est pas équilibrée. Paris s’est probablement fait rouler dans la farine en investissant 50 M€ sur lui et la note est particulièrement salée.

Que faire désormais ? Son cas est-il récupérable ? Ou bien Leonardo va-t-il chercher absolument à arrêter les frais ? En cas d’opportunité financière intéressante pour le joueur et le club, il est fort probable qu’il retourne au pays de la pizza. Et s’il reste ? Il faudra espérer qu’il retrouve à la fois la ligne, son mojo et son envie de jouer. Entrée-plat-dessert en quelque sorte !   

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